journée d’étude - Cinéma : acteur géopolitique incontournable, outil du soft power, quelle place pour l’Algérie ?

Laboratoire de recherche  Médias, usages sociaux et communication (MUSC)

Directeur : Pr. Belkacem MOSTEFAOUI
Unité de recherche : Géopolitique des médias, responsable Pr. Abdessalem BENZAOUI

Dr : FERAHTIA Nawel organise une journée d’étude sur :             

Cinéma : acteur géopolitique incontournable, outil du soft power, quelle place pour l’Algérie ?

Lundi 25 septembre 2017

            

Appel à communication

 Le cinéma joue un rôle majeur dans la création des représentations et cela en raison de sa composante essentielle « l’image ». Le septième art possède une force de séduction qui fascine depuis longtemps les politiques et les peuples. Média universel, il a été et reste aujourd’hui un formidable outil de communication et de promotion d’image pour tout  Etats soucieux de  porter haut leur propre modèle.  Média de masse, le cinéma est devenu au XXe siècle  un vecteur de propagande et d’influence. Les Etats –Unis ont depuis la deuxième guerre mondiale saisit l’immense potentiel du cinéma pour consolider leur hégémonie et  leur valeurs et ce en l’intégrant dans le volet culturel du plan Marshall qui a permis la reconstruction de l’Europe occidentale. Le plan Marchal comportait un volet culturel qui passait essentiellement par le cinéma dont l’objectif était de propager le model culturel américain et d’éloigner l’Europe de toute influence marxiste.

La stratégie américaine s’est traduite par les accords franco- américain  Blum-Byrnes signés en mai 1946  selon lesquels les Etats –Unis accepte d’effacer  la dette  de la France  et octroie  ainsi une aide de 300 millions de dollars américains (4,3 milliards de dollars valeur 2017) ainsi qu’un prêt bancaire de 650 millions de dollars (9.3 milliards de dollars valeurs 2017) en contre partie  de l’ouverture totale des salles de cinéma français à la production cinématographique américaine, cela nous renseigne avec pertinence  sur l’enjeu stratégique que représente le cinéma dans la gestion des influences entre les nations sur le plan international.     

Depuis son avènement, la question de l’engagement du cinéma reflète bien son ancrage comme vecteur d’idéologie et de valeurs. L’usage de l’art pour exprimer un engagement citoyen et pousser les spectateurs à une réflexion politique, s’inscrit  dans l’espace public et trouve son expression dans une production étoffée. Le cinéma se consacre  d’ors et déjà comme le miroir des sociétés.

L’influence de l’industrie cinématographique est très ancienne, depuis les années 1940      Hollywood  s’est mise au service de la sécurité nationale des Etats- Unis, c’est ainsi et sous cette bannière qu’une série de production hollywoodienne a accompagné l’histoire des relations internationales et les stratégies des Etats-Unis. Les ténors d’Hollywood ont été invités à mettre leur talent au service de la nation en contribuant à forger l’image de marque de leur pays. Le thème fédérateur de cette production cinématographique à pour objectif la défense des valeurs et du model culturel américain.

Aujourd’hui dans le monde entier l’industrie cinématographique renaît. Certes l’enjeu économique reste déterminent, mais le pouvoir d’influence par la culture s’est avéré de plus en plus  réel et efficace.

La stratégie d’influence par le cinéma séduit de plus en plus les Etats qui ont saisit le rôle que peut joué le cinéma comme acteur du soft power, la Chine, la Corée du sud, la Russie, l’Inde et le Japon ont tous financé des films à grands spectacle destinés à promouvoir leur histoire et leur culture.   

Face à cet état des lieux nous nous interrogeons sur  la place du cinéma algérien dans ces mutations, de tant plus si on se réfère au passé glorieux d’un cinéma algérien d’avant-garde, où  l’image de l’Algérie a rayonnée sur la scène internationale  par des films cultes, traitant de la colonisation et la lutte pour l’indépendance  Le temps d’une image (Lakhdar Hamina, 1964), La nuit a peur du soleil (Mustapha Badie, 1965), la Bataille d’Alger, ( Gillo Pontecorvo 1965) qui décroche le Lion d’or à la Mostra de Venise en 1966, primée à Cannes et nommée aux Oscars, Le vent des Aurès (Lakhdar Hamina, 1966), l’opium et le baton (d’Ahmed Rachdi 1967) Chronique des années de braise (Lakhdar Hamina, 1975),  Palme d’or au festival de Cannes. le film Z, conçu par le réalisateur franco-grec Costa Gavras, et inspiré d’un fait réel, reçu  en 1970, au nom de l’Algérie, l’Oscar du meilleur film étranger décerné par une académie américaine, Sid Ahmed Agoumi et Hassan El Hassani ont été gratifiés d’une mention honorable aux côtés de Jean-Louis Trintignant, Yves Montand et Irène Papas,  Casbah 74 ( Rabah Laraji) ou encore ceux qui retracent l’Algérie contemporaine avec ses multiples facettes.

A l’heure ou des nations font du septième art leur bras armé du soft power pour exister,( en Europe, les Etats consacrent 1,6 milliard d’euros de fonds publics dépensés chaque année  pour la production des films, la France occupant la tête du classement, suivie, dans l’ordre, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de l’Italie),   le cinéma algérien pêne à se relancer,  maque de visibilité,  il est en repli et cherche un renouveau, difficulté de financement, absence de relais médiatiques pour assurer la promotion des œuvres cinématographiques tant de maux  résultant de  l’absence d’une  politique culturelle claire et planifiée.

C’est sous ce constat, que nous nous intéressons à la production cinématographique sous un angle inédit celui de l’approche géopolitique,  dans quelle mesure le cinéma construit des messages et les véhiculent ? Comment et par quel mécanisme le septième art se consacre constructeur de valeur et promoteur de culture  et créateur de model  destiner à l’exportation? Comment le septième art a créé un espace public mondiale ou les nations s’exposent  à travers les festivals  afin  d’atteindre le rayonnement culturel à l’échelle internationale? 

Thématiques :

-  Cinéma engagé « les soldats de l’image » résonance réelle sur l’opinion publique internationale.

 

- Cinéma algérien  d’aujourd’hui états des lieux et perspectives.

 

- Cinéma  une industrie culturelle, vecteur du soft power à l’ère de la mondialisation.

 

 - Le mode de production et le circuit de diffusion cinématographique en Algérie

 

-  La stratégie de production de l’Algérie  afin d’assurer une visibilité culturelle et contrecarrer  celle des  les pays émergents tel la Turquie, l’Egypte, la Syrie et les pays du Golfe,  l’Inde d’un coté et celle arrivant de l’Occident de l’autre.

 

Modalité de soumission

Les propositions de communication sont à envoyer aux coordinatrices de la journée d’étude : Dr Ferahtia Nawel , Dr Boucedjra Lilya  à l’adresse : ferahtia2017cinema@gmail.com

Les communications comporterons un titre et un résumé de 500 mots au maximum, une bibliographie indicative, et cinq mot clefs.

La date limite de soumission des proposition est fixé au 03 juillet  2017.

Les notifications d’acceptation seront transmises   5 septembre 2017.

La journée d’étude aura lieu le 25 SEPTEMBRE 2017.

Ecole nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information.

11, Rue Doudou Mokhtar, Bp n° 64 Ben Aknoun  Alger.  

 

Comité scientifique :

  • BENZAOUI Abdessalam
  • MESTEFAOUI BELKACEM
  • EDMOND JOUVE
  • LAUGEE FRANCOISE
  • BOUCEDJRA Lilya
  • HADIR MOHAMED
  • BEJAOUI AHMED
  • DJAROUN ALI
  • KHMEIS MONSEF
  • DJOUZI MALIKA
  • BOUKHARI MALIKA
  • ZERARI NEDJMA
  • BOUKROUH MAKHLOUF
  • El KENZ ZHOR
  • CHABANI SAID