Les R.S.N (Réseaux sociaux numériques) comme transistors de médias!

Dr. ARDJOUN Samir
Propose une journée d’étude sur :

Les R.S.N (Réseaux sociaux numériques) comme transistors de médias!
Quand l’écosystème du journalisme algérien est sous l'emprise de la numérisation! 

Orientée vers un axe très dynamique de recherche en sciences de l’information et de la communication, cette journée d’étude à l’ENSJSI, portant sur :« Les R.S.N comme transistors de médias ! Quand l’écosystème du journalisme algérien est sous l'emprise des réseaux sociaux » sera principalement dirigée à décortiquer les nouvelles dispositions numériques de l’univers journalistique algérien. L’adoption et par la suite l’expérimentation des différents outils et dispositifs sociotechniques de l’information et de la communication (DISTIC) par la corporation journalistique algérienne à engendrer de nouvelles projections, formulations et réverbérations.

Le journalisme algérien supervise ce passage d’une condition structurée par les médias conventionnels à un contexte horizontal illustré par les RSN, devenant ainsi une réalité professionnelle très familière. Les RSN sont davantage des lieux de circulation, de reprises et de répétitions de discours (Klein, 2016).The Facebook journalismproject, Twitter Live-Tweet, InstagramStorytelling, et autres plateformes sociales d’usages journalistiques témoignent, désormais, d’une passerelle établis entre l’univers médiatiques et les différents dispositifs d’auto-publications sur le web.

La littérature académique et la recherche scientifique sur cette thématique reste très timide en Algérie, et ce en dépit de l’importance du sujet et ses impacts sur l’actualité du pays. Les quelques références disponibles, notamment sur le Web, sont issues de contributions de journalistes, experts ou consultants qui traitent le plus souvent les répercussions techniques et les effets révolutionnaires sociétales de la numérisation en Algérie. Atravers cette rencontre scientifique, nous ambitionnons à traiter les différentes mutations professionnelles de l’activité journalistique algérienne à l’ère de la sociabilité et de l’interaction digitale.

Dans ce contexte, nous tenons à souligner que l’adoption des innovations technologiques par les professionnels des médias en Algérie revient à la fin des années 90. Les technologies de l’information et de la communication (TIC), les RSN et les autres plateformes numériques par leurs fonctionnalités très adaptées à l’espace public reproduisent, transposent et déchiffrent les questions traitées dans la diffusion linéaire des médias classiques, une idée bien soutenue par(Lance Bennet,Segerberg,2012).

Les médias algériens se sont progressivement emparés de ces réseaux numériques à titre personnel puis professionnel, pour en faire un moyen supplémentaire de s'informer, de produire ou de diffuser les contenus journalistiques (Mercier, 2014). Cette alternative permet également d’après(Pélissier, 2015), l’inclusion de nouveaux adhérents habituellement écartés de la participation, rendant possible un nouvel ordre social, politique et démocratique (Cardon, 2010).

Plusieurs professionnels initiateurs et éveilleurs de cette corporation seront associés à ce rendez-vous scientifique.Trois axes seront proposéslors de cette rencontre, à savoir :

Axe 01 : Les réseaux sociaux numériques, caisses de résonances des médias classiques.

L’objectif essentiel de cette rencontre est d’appréhender en quoi les réseaux sociaux numériques sont aujourd’hui un levier d'amplification pour les médias classiques. Ce thème de recherche tachera, à comprendre les dynamiques médiatiques encouragées par l’usage des réseaux sociaux, comme ilétudie aussi des propositions de réflexion et d’analyse qui vont approfondir les questions liées à son fonctionnement. Aujourd'hui, les RSN sont considérés comme  de véritables partenaires pour l’optimisation des médias classiques ; rappeler à l'antenne le Hashtag du programme, citer des publications en direct ou encore indiquer les comptes des animateurs et journalistes, les médias classiques doivent créer unvolume adaptés aux RSN afin d’enrichir le contenu diffusé.

Ce thème encourage des contributions qui portent sur des questionnements suivants :

  • Quelles peuvent être les implications socioprofessionnelles de ce mode de diffusion en Algérie?
  • Quelles seraient les conséquences de ce nouveau mode de diffusion et de répartition ?

 

Axe 02 : Les réseaux sociaux numériques contribuent à un processus accéléré de démonopolisation de la production journalistique au profit des citoyens. Le rapport entre medias linaires et non linaires.

Se situant dans un chantier épistémologique très prisé par les sciences de l’information et de la communication, ce thème tend à décrire les changements annoncés, au regard notamment de ceux opérés par des médias classiques. Plusieurs travaux ont mis en évidence les hésitations, les inerties et parfois les résistances des rédactions et des éditeurs, mais aussi d’un public pas toujours désireux et apte à jouer le jeu d’un journalisme décentralisé. Ces travaux ont concerné notamment les sites de presse en ligne ; (Damian, alli, 2002), (Estienne, 2007), (Diallo, 2012), les blogs ; (Cardon, alii, 2006), (Trédan, 2010), les moteurs de recherche ; (Pélissier, Diallo, 2008), ou les sites de journalisme participatif ; (Tétu, 2008), (Pélissier,  Chaudy, 2009), (Trédan, 2010).Nous portons une attention particulière dans ce thème aux nouvelles dynamiques médiatiques nées de la productionissue des réseaux sociaux numériques.

Plusieurs questions seront traitées dans cette section de recherche :

  • Les nouveaux usages professionnels de journalisme sont-ils réservés à une élite se positionnant en tant que leader des RSN ?  
  • Cet état de fait engendre-t-il aujourd’hui de nouveaux défis pour les professionnels des médias en Algérie ? 
  • L’excessive ascension de la sociabilité des réseaux numériques peut-elle réellement détrôner les médias traditionnels ?
  • Les journalistes algériens se servent-ils des RSN pour ses fonctionappropriées (couverture en continu, veille informationnelle, flux en temps réel, rapidité de production et de publication…etc.) au détriment de sa notoriété d’antan ?

Axe 03 : Medias et médiations électroniques en Algérie, états des lieux.

Le développement actuel des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) est considérable, en particulier celui d’Internet. Ce dernier a envahi tous les secteurs d’activités, notamment celui de l’information et des médias. Devant la rapidité du progrès technique, et pour faire face aux nouveaux défis, les entreprises de communication font appel à ces dispositifs numériques afin d’exécuter leurs taches opérationnelles, améliorer le rendement et, ensuite obtenirde meilleurs aboutissements.Les entreprises médiatiques en Algérie, objet de notre journée d’étude, se trouvent eux aussi devant cette fatalité d’appropriation technologique.

En effet, nous privilégions les contributionsqui approchentles mutationsnumériques médiatiques. Cette nouvelle tendance professionnelle remodèle le processus de fabrication de l’information en intervenant pendant toutes les phases de sa production. Avec Internet, nous assistons à un changement radical des paradigmes du journalisme traditionnel ; la distribution devient diffusion et le lecteur devient utilisateur. Plusieurs appréhensions seront abordées à l’instar de :

  • Ce pluralisme engendré par les réseaux sociaux numériques provoquera-t-il une restructuration ou un affaiblissement des médias traditionnels algériens?
  • A partir de cette réalité, comment les RSN sont intégrés dans les taches quotidiennes des professionnels ? et quels sont les changements induits dans le processus de production et de réception des contenus médiatiques ?

Objectifs scientifiques de la journée

Nous ambitionnons à travers cette rencontre scientifique d’examiner les modalités d’appropriation, d’usage, et de retentissement des réseaux sociaux numériques sur les pratiques journalistiques des médias conventionnel. Cette zone  « périphérique » du journalisme sera mise en épreuve pour les professionnels et les spécialistes durant cette journée d’étude ;ce rapport de force est il marqué par une concurrence, une complémentarité, une transformation, une adaptation ?

Ce rendez-vous scientifique voudrait interpréter le rôle moteur exercé par les réseaux sociaux numériques dans la conversion linéaire de la pratique journalistique algérienne.

Modalités de soumission

La proposition de communication devra comporter 300 à 400 mots (bibliographie non comprise). Elle doit contenir un titre, annoncer dans quel axe elle se situe, énoncer une problématique, définir le cadre théorique, décrire la méthodologie suivie, et décrire (ou annoncer) les premiers résultats si la recherche est en cours, enfin comprendre  trois à quatre mots clés.

La longueur de l’article final, si la proposition est retenue, sera d’environs 25 000 signes.

  • Police : Times new Roman, ou Arial. Taille : 12
  • L’interligne double.
  • Les propositions de communication sont à envoyer aux adresses e-mail suivantes :

fatimataiebi@hotmail.frsamirsout@yahoo.fr

 

  • Envoi des propositions de communication : Le 20 mars 2018.
  • Réponses du comité scientifique : 30 Mars 2018.